Final Fantasy Unlimited (FFU)





Introduction Final Fantasy Unlimited


Japon : 21 octobre 2001 au 26 Mars 2002


Lorsque Square annonce en 2001 la mise en chantier d'une série animée basée sur la licence Final Fantasy, les fans exultent. Pas pour longtemps, hélas. Car, même si l'anime reprend quelques-uns des codes utilisés dans les jeux-vidéo, il n'a malheureusement de lien avec aucun des épisodes de la célèbre saga. A histoire inédite, titre spécifique; et c'est ainsi que la série, lancée sur la chaîne TV Tokyo, se retrouve affublée du nom de Final Fantasy Unlimited. Cette nouvelle adaptation, la seconde en dessin animé depuis Legend of the Crystals en 1994, laissait pourtant augurer du meilleur.



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Le réalisateur, Mahiro Maeda, n'est pas un inconnu dans le monde de l'animation, puisqu'il a notamment dirigé la série Gankutsuoh: Le Comte de Monte-Cristo. Les sociétés qui ont été choisies pour produire conjointement le dessin animé sont également célèbres: le prolifique studio Gonzo est celui qui a donné naissance, entre autre séries, à Hellsing, Last Exile, Vandred ou encore Gantz. Dentsu est de son côté à l'origine de Star Ocean Ex, Gensômaden Saiyuki ou Ghost in the Shell: Stand Alone Complex... Ajoutez à cela le trait rond du dessinateur des personnages d'El Hazard ou d'Ashita no Nadja; Kazuto Nakazama, le talent du character designer de L'Irresponsable Capitaine Taylor, Yomohiro Hirata. Et n'oublions surtout pas de citer le soutien du compositeur Nobuo Uematsu pour certaines musiques !


Hélas, malgré les efforts et la bonne volonté de chacun, associés à une campagne publicitaire relativement importante relayée par la télévision et la presse dédiée à l'animation japonaise ou aux jeux-vidéo, la sauce à du mal à prendre. Les audiences, déjà peu importantes au début, faiblissent d'épisode en épisode, si bien que la série, prévue pour compter à l'origine cinquante-deux épisodes, ne tiendra à l'antenne que le temps de vingt-cinq. L'histoire se terminera de manière brutale, dans une simli-conclusion peu convainquante laissant auprès des rares fans un goût d'inachevé. Trop originale dans son concept, trop décalée dans son fond, trop enfantine dans sa forme, la série n'a pas su remporter les suffrages aficionados, des fois trop puristes, de la saga.



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Tout débute par l'apparition d'une mystérieuse colonne ressamblant à un cyclone d'obscurité. Dans les airs se profile un ballet entre des guerriers et des créatures étranges se battant pour des raisons qui nous sont inconnues. Les scientifiques chargés d'étudier le phénomène, Joe et Marie Hayakawa, commencèrent rapidement leurs recherches tout en écrivant un livre pour raconter ces dernières. Après la parution de l'ouvrage, ils prirent la décision de se rendre sur place... mais on ne sut jamais ce qu'il advint d'eux. Douze ans plus tard, les enfants des deux disparus, Ai et Yu Hayakawa, décident de partir sur les traces de leurs parents avec pour seule information une rumeur sur un moyen de rejoindre le pilier et d'accéder au monde intérieur. Pour parvenir à leur fin, ils se retrouvent sur le quai d'un bien curieux métro. En empruntant une rame fort étrange, ils font la connaissance d'une jeune fille nommée Lisa qui est aussi à la recherche de quelqu'un. Arrivés dans le monde intérieur, ils rencontrent Black Kaze, personnage mystérieux ayant le pouvoir d'invoquer des créatures divines à l'aide de son demongun.


La quasi-totalité du scénario gravite autour de ce thème: la disparition de scientifiques lors d'un rapide flash-back en début de série n'est qu'un prétexte pour partir à l'aventure dans cet univers parallèle. Cependant une partie de l'histoire demeure résolument obscure et illustre parfaitement la fin précipité de l'intrigue. En effet, durant les vingt-cinq épisodes, nous n'aurons que de minces explications sur l'origine de Lisa ou Kaze. Autres points très génant dans le scénario est la présence d'une fée narratrice (Fabra), qui nous accompagne tout au long de la série, annonce en début de chaque épisode un résumé exacte de l'intégralité de ce dernier.



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En dehors des héros en culottes courtes, les personnages jouissent d'un capital sympathique certain, et c'est certes sans passion mais en tout cas avec plaisir que l'on suit le périple des jeunes protagonistes et des personnes qui les accompagnent ou leur viennent en aide dans l'hostilité du Monde Intérieur, en particulier la mystérieuse Lisa et le ténébreux Kaze. Le fait de retrouver, au travers d'éléments parodiques, de clichés éhontés, de clins d'oeil subtils (les références liées aux jeux sont des vrais régals) ne sont hélas pas suffisant.


De cette série qui est loin d'avoir marqué les esprits, on ne retiendra au final que le savant mélange d'humour et d'action, le côté énigmatique (malheureusement trop peu approfondi) de ses personnages, le dépaysement offert par son univers, ou la qualité relative de l'animation, qui allie 2D et 3D de façon naturelle, voire les chansons qui ouvrent et clôturent chacun des épisodes: le planant Over the Fantasy de Kana Ueda, l'entraînant VIVID de Fairy Force ou le technoide Romancing Train du fameux groupe Move, qui pourront plaire aux amateurs de pop nippone.

Echec commercial, ce Final Fantasy Unlimited fait figure d'ovni dans l'ensemble des productions estampillées Final Fantasy. Un nom qu'il n'usurpe pas mais qu'il ne justifie pas pleinement non plus...



STOZ.
30/04/2016.